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combat

L’art Littéraire de la fête

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Image bête brutal

Hommage aux

combattants de la fête libre

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Une énorme fête, tremblante, sous le bruit des canons, qui font trembler le sol, sol que les personnes tassent avec leurs pieds au rythme de la musique. Les bombes retentissent violemment avec des sifflements à travers le ciel.

 

La guerre est aux portes de la fête. Des portes immenses, car invisibles, entourent des milliers de personnes en Trance, dansant d'une danse macabre, leur dernière danse avant la fin.

 

Les avions, hélicoptères et tanks vrombissent et font tourner leurs moteurs à pleine puissance. L'apocalypse se prépare à s'abattre à pleine puissance sur la fête, sous le bruit du déclenchement des fusils. Les mitraillettes mitraillent de leurs sons diffus la dernière armée de la Rébellion, qui protège encore la cérémonie funèbre.

 

Les fêtards fêtent la mort du monde. Ils s'en vont en vivant la musique, en Trance. Pendant que les dernières forces protègent l'entrée. Autour de la prairie ils tombent comme des mouches. Avec intelligence tactique, le bombardement reprend et s'intensifie, pilonne les derniers postes de défense. Les tanks se mettent en marche, écrasent les premières personnes.

 

La musique s'accélère, ça y est ils courent, une foule prise de frénésie. Ils s'écrasent les uns les autres, se frappent pour se frayer un passage. Il faut à tout prix goûter une dernière fois au Salut.

 

Les tanks et les bombes tuent tout sur leur passage. Ils ont pour but la destruction du Salut. La destruction de l'âme de la Rébellion. Âme tellement puissante qui a pour moyen d'expression un mur, un mur immense disposé en cercle, comme une muraille. Mur diffusant de puissantes ondes sonores assourdissantes, diffusant également des gaz dans l'air. Des gaz indolores. En fait, c'est l'air que respire toute personne se trouvant proche du mur de son.

 

Et les personnes forment une barrière infranchissable de corps humains, empilés. Une barrière recouvrant le mur d'une couche très épaisse d'hommes morts par les balles et par leurs Frères. Mais pas en vain.

 

Ni les balles, ni les bombes, ni aucune autre arme ne peuvent atteindre le mur. Mur qui continue à diffuser de la musique, sur un rythme endiablé, toujours de plus en plus vite. Et voici que les soldats ennemis entendent enfin la Musique. Ces innocents qui n'avaient pas vu Satan encore, le découvrent ici, à la fin. Ils sont déjà en Trance, tellement impatients qu'ils sont de goûter et de s'engouffrer dans la porte du Salut. Enfin, ils comprennent.

 

Leurs bombes se sont arrêtées, leurs armes déchargées. Ils dansent autour de la barrière organique, faite de corps humains, qu'ils ont massacrés. Un nombre de personnes innombrables, tuées dans un vacarme apocalyptique. Tandis qu'eux, eux ils peuvent encore danser, pris d'une frénésie démoniaque, dansent et sautent d'une joie macabre.

 

La musique accélère, encore et toujours plus rapide, et retentit à travers la vallée, le pays, le continent, le monde.

 

Le FIN est là, elle arrive. Là-bas au loin, des avions arrivent. Venant détruire ce dernier espace de vie, vie vibrante au rythme de la musique. Vie au cœur battant d'un battement toujours plus rapide.

 

Ils le sentent, cette ancienne armée, que c'est la FIN. En voyant les avions, ils comprennent. Un bombardement atomique.

 

Mué par une protestation immense, les voilà qui plongent dans les corps humains pour se frayer un passage jusqu'au mur. Ils doivent goûter absolument avant de partir, au Salut. Ils s'empêtrent dans les corps.

 

Ils sont maintenant des Millions répondant à l'appel de la musique, se rapprochant toujours plus du mur, épaississant la matière organique, composant la barrière humaine toujours plus pleine de vie.

 

Et la dernière note sonne. L'éclair s'abat sur la cible, libérant la puissance destructrice de la bombe atomique, tout comme la puissance de la Musique. Toute la Vie emmagasinée par celle-ci explose. Tout est détruit. Tout n'est que cendres.

 

Et dans l'air résonne la Musique. Solitaire et qui célèbre encore les morts.

 

 

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